Apparu depuis quelques années, le concept « d’économie bleue » traduit la prise de conscience par les acteurs et décideurs « terriens » de l’importance de l’Océan dans l’économie mondiale actuelle et future.

L’humanité découvre, ou redécouvre, ce que la mer lui apporte : un réseau de transport mondial inégalé (marchandises, télécommunication), des ressources diversifiées (biologiques, minérales, énergétiques), des services écosystémiques essentiels (régulation du climat, séquestration de carbone, attractivité touristique ou bien-être des populations), et un certain nombre de réponses aux enjeux du XXIème siècle (cultures marines, biotechnologies, extraction de matériaux et de métaux, production d’eau douce, énergie éolienne, hydrolienne et thermique).

Dans le même temps, une nouvelle vision de la mer émerge. Plus intégrée : les impacts des activités humaines sur l’environnement marin deviennent de plus en plus perceptibles, de même que les concurrences pour l’espace et les ressources, et les régulations sectorielles n’apparaissent plus suffisante pour les encadrer. Plus universelle : car les frontières n’existent pas en mer, ni pour les poissons, ni pour les polluants, ni souvent même pour les navires. L’économie bleue, au même titre que les politiques maritimes intégrées, portent cette nouvelle vision intégratrice, et proposent d’aborder la mer comme un ensemble : environnement, activités, populations.

> SML et l’économie bleue

L’économie bleue concerne bien sûr les usagers professionnels de la mer, mais aussi les territoires qui accueillent leurs activités. Pourtant, elle ne tient encore qu’une place très modeste dans les stratégies territoriales : même littoraux, les territoires ont des difficultés à s’approprier ces espaces proches mais peu accessibles, et à y étendre leurs plans et leurs projets. C’est en soutien à ces derniers qu’SML intervient en particulier, en mobilisant son approche innovante du Capital Maritime et Littoral. Cette méthode intégrée nous permet d’apprécier les atouts et faiblesses d’un territoire maritime ou côtier en analysant simultanément ses caractéristiques naturelles (son espace maritime, ses ressources et écosystèmes), humaines (ses savoir-faire, sa culture), institutionnelles (ses régulations et politiques) et techniques (ses infrastructures, ses finances). En croisant ces résultats aux contextes locaux, nationaux et internationaux, cette approche nous permet d’identifier des opportunités propres à l’économie bleue de chaque territoire, tout en illustrant les menaces qui peuvent peser sur elle, et les leviers d’actions (politiques, financiers) pouvant être mobilisés pour les saisir ou les éviter.

Plutôt que la vision classique de développement d’activités marchandes, notre objectif est de répondre aux enjeux spécifiques d’un territoire dont (i) préserver, développer et valoriser le capital, (ii) attirer le plus possible de valeur et d’emplois liés aux activités maritimes sur un territoire donné tout au long de la chaîne de valeur des activités économiques, et (iii) développer des synergies entre des secteurs qui ne sont pas par nature liés à la mer. Les stratégies territoriales maritimes doivent permettre aux territoires de capter la valeur de l’économie bleue et d’en maîtriser les impacts.

Quelques exemples de nos interventions dans ce domaine